« Le fait de partir de mots rimbaldiens a débloqué l’imagination de certains élèves qui, s’ils se pensent dans un premier temps hermétiques à la poésie, se découvrent, avec surprise, certaines facilités à s’exprimer via ce genre. L’intérêt de cette activité souligné par les élèves a été la découverte de Rimbaud et l’enrichissement du vocabulaire : « On a plus de vocabulaire dans nos poèmes en reprenant les mots de Rimbaud » (Hortense), « C’est plus facile d’avoir du vocabulaire quand on part des mots d’un vrai poète, c’est plus facile que ça soit beau » (Anaël). Lilia souligne également l’évasion que cela lui a procurée : « Quand on écrit et qu’on lit ces poèmes, on pense à des lieux où on voudrait aller et ça nous fait voyager ». Voici les plaisirs que les élèves ont ressentis : « On se sent poète et c’est un plaisir d’écrire un poème. Ça donne plus de plaisir que d’écrire une rédaction » (Zakaria), « Ça nous a fait rêver et voyager » (Lilia), « Le fait d’illustrer mon poème, en plus de l’écrire, m’a procuré du plaisir » (Alim). Mais Maël de nuancer : « Plus tard, on ne sera pas tous poètes ».
Ophélie Jomat dans Le Café pédagogique
