Un appel du Collectif Nos Services publics a été lancé jeudi 3 avril 2025 pour ne pas opposer enjeux de sécurité et reconstruction des services publics. Syndicats, ONG, associations ont lancé ce même jour « Le printemps des services publics » : « les services publics, ça vaut le coût ».
Mobilisation du 3 avril 2025 dans l’Éducation nationale
Pour Sophie Vénétitay, Secrétaire Générale du SNES-FSU, « c’est une étape dans la construction d’une mobilisation plus large pour nos métiers, nos salaires, les services publics, notamment le service public d’éducation. Cette journée a pris diverses formes, on reprend un intense travail d’information des collègues, après la période de flottement de début janvier sur le budget et la sidération liée au contexte international. On informe sur la situation mais on montre aussi qu’il existe des alternatives, qu’il est possible de bien payer les personnels de l’éducation, d’améliorer nos conditions de travail. Monter les alternatives, porter un discours offensif et d’espoir, ce sont les premiers pas d’une large mobilisation à venir ! »
Lancement du Printemps des Services publics : une riposte collective face à l’offensive contre les services publics
Le collectif « Nos services publics », avec des représentants de Médecins du monde, de la FSU, du syndicat de la magistrature, d’Action Justice Climat Paris et du Syndeac a lancé le 3 avril 2025 la campagne « Le Printemps des services publics » dans un contexte de grande offensive contre les services publics et de montée des gouvernements autoritaires.
« En France, nos concitoyennes et concitoyens constatent tous les jours l’aggravation du décalage entre leurs besoins et la présence. Des services publics sur l’ensemble du territoire. Qu’elle se traduise par la fermeture de classes dans les écoles, la réduction du nombre d lits dans les hôpitaux ou la suppression des bureaux de poste, la dégradation des services publics alimente un sentiment d’abandon, abîme la cohésion du pays et nourrit ce faisant le vote à l’extrême-droite » explique le co-porte-parole Arnaud Bontemps du collectif Nos services publics.
Face à l’offensive et la casse organisées contre les services publics, les syndicats, associations, ONG ripostent et organisent le printemps des services publics. Lors de la conférence de presse, ils ont dénoncé le manque de moyens, la dégradation des conditions de travail des personnels. Ils ont notamment déploré l’exercice chiffré de l’exercice des métiers et la logique néo libérale qui casse les services publics. A titre d’exemple, Sophie Vénétitay a évoqué les indicateurs publiés la veille des ival et ivac, comme dans cet article dans lequel le Café pédagogique dénonçait l’esprit et l’emballement médiatique qui nourrit la culture de la concurrence et du marché scolaire.
L’école publique et l’esprit des services publics
Lors de la conférence de presse, Sophie Vénétitay pour la FSU a inscrit le combat pour l’école publique dans la défense de l’esprit des services publics. La secrétaire générale du Snes-FSU a rappelé que les attaques contre l’École minent la confiance des familles et la démocratie. Elle a cité l’opposition de la profession à la réforme du Choc des savoirs portée par les gouvernements successifs du président Macron : une réforme qui trie les élèves trahit l’esprit-même des services publics, dit-elle.
Djéhanne Gani
Pour retrouver le programme du Printemps 2025, c’est ici
