La lourdeur des programmes est un des sujets saillants de cette enquête. Les enseignant·es du tronc commun sont ainsi 66% dans la voie technologique, et 80% dans la voie générale, à déclarer ne pas pouvoir terminer le programme, tout particulièrement en géographie. Quant aux enseignant·es en spécialité HGGSP, s’iels se félicitent, à 72%, du décalage des épreuves au mois de juin pour mieux préparer les élèves, pour un peu plus de la moitié, iels ont dû néanmoins avoir recours à des polycopiés pour boucler le programme.
Plus de 3 enseignant.es sur 4 appellent donc à un allégement du programme d’HGGSP : instauration par exemple d’un système de rotation entre les thèmes ? abandon du thème 6, « L’enjeu de la connaissance », qui concentre le plus de difficultés aux élèves et d’interrogations dans la préparation des cours ? …
Jugés « trop lourds et trop ambitieux » les programmes d’HGGSP ne laissent par ailleurs pas suffisamment de temps, selon 84% des participant·es à l’enquête, pour mettre en place des séances de méthode, ni, selon 90%, pour préparer le Grand oral.
C’est aussi l’avenir de la spécialité qui est menacé : l’HGGSP voit en effet baisser ses effectifs, constatent 70 % des professeur·es. Iels estiment à une écrasante majorité que cette difficulté « par rapport à d’autres spécialités en termes de résultats et de travail » en est la cause principale.
« Cette grande enquête a été transmise à l’inspection générale. En espérant que des aménagements, plus difficiles à mettre en place s’ils arrivent trop tardivement, pourront être trouvés pour les enseignants de terminale dès cette année. » conclut l’APHG.
Claire Berest
Enquête à retrouver sur le site de l’APHG.
