La fameuse bosse se résume peut-être au climat de discipline. L’OCDE, dans « Regards sur l’éducation », s’est attachée à chercher les facteurs en relation avec les performances en mathématiques des élèves des 30 pays de l’Organisation. Selon elle, « le soutien des enseignants est en relation négative avec la performance en mathématiques, alors que, de l’avis général, c’est un facteur censé y être favorable… Les indices relatifs aux stratégies d’élaboration et de mémorisation sont également en relation négative avec la performance en mathématiques, mais leurs effets sont faibles aussi. Il est possible d’ailleurs que les élèves peu performants aient plus tendance à choisir ces stratégies… Les corrélations sont particulièrement fortes entre la performance en mathématiques et les indices relatifs à la perception de soi en mathématiques, à la perception des capacités personnelles en mathématiques, à l’anxiété vis-à-vis des mathématiques et au climat de discipline ». L’étude classe ainsi les pays selon l’attitude des élèves vis-à-vis des maths. Elle montre par exemple que les plus forts, comme les Japonais, « n’ont pas d’attitudes positives à l’égard des mathématiques » et ne se fient pas à leurs capacités. Pour autant ils s’appuient très peu sur des stratégies systématiques d’apprentissage. Finalement, « de tous les indices relatifs à la perception de la vie à l’école », ajoute l’OCDE, « c’est le climat de discipline qui a l’effet positif le plus important sur la performance en mathématiques ». Une conclusion plutôt déprimante, si elle se révèle vraie…
