« Les goûts des élèves n’étaient que rarement en adéquation avec les listes officielles. L’intérêt pour un genre ou un univers, la dimension affective, priment pour eux, mais les personnages de séries ou les novélisations sont aussi mis en avant car ils permettent aux enfants de retrouver des repères du quotidien (situations familières, attraction pour l’écran) et de se projeter dans l’ouvrage. L’enseignante, ayant le souci de maintenir l’intérêt de ses élèves tout en proposant des œuvres plus complexes qui présentent un intérêt didactique, a parfois elle-même recours à des titres hors listes. De fait, il semble que certains titres non prescrits appréciés des élèves puissent les amener progressivement à entrer dans des lectures plus exigeantes ». Lucile Berthod et Lydie Laroque tentent de réconcilier les deux types de lecture, prescrite et réelle dans cet article de la revue Strenae, n°19.
