» Mesure-t-on bien ce que l’on engage quand on propose de développer largement – dans le cadre d’officines privées ou d’un « service public » – le soutien scolaire ? Ne peut-on pas craindre une externalisation systématique du travail scolaire en dehors de la classe et de la responsabilité des professeurs ? Et en voit-on bien les conséquences ? Veut-on vraiment que les élèves aillent en cours pour recueillir de l’information et s’adressent ailleurs quand il s’agit d’apprendre à « travailler vraiment » ? » C’est une des questions que pose Philippe Meirieu sur son site. Dans cette tribune sur les enjeux de 2017, il interroge aussi l’appel à l’autonomie qui est devenu un leitmotiv des programmes présidentiels. Il invite à « tenir compte, bien plus qu’on ne le fait aujourd’hui, des inégalités en proportionnant délibérément les dotations « consolidées » – avec tous les salaires, mais aussi les dépenses de formation et pédagogiques – aux difficultés sociales des élèves scolarisés ? » Pour lui cela inviterait les lycées d’élite à revoir leur recrutement d’élèves…
