Sondages sortie des urnes
CSA met en ligne plusieurs sondages réalisés à la sortie des urnes qui éclairent le premier tour de la présidentielle. Une analyse sociologique classique confirme les caractéristiques des électorats définies par Ipsos (voir L’Expresso du 24 avril). On notera une spécificité de l’électorat Royal : c’est de loin la candidate préférée des chômeurs. Cette étude présente les valeurs que les électeurs souhaitent voir portées par le prochain président : c’est le travail, le respect, la justice qui arrivent en tête. Par contre l’emploi, les inégalités sociales et le pouvoir d’achat apparaissent comme les principaux enjeux de l’élection.
Une autre étude CSA porte sur le vote en fonction de la religion. Elle marque une nette opposition entre les candidats. N. Sarkozy est le candidat préféré des catholiques et particulièrement des pratiquants. S. Royal arrive nettement en tête chez les musulmans et les sans religion.
Etude CSA Vote et religion
Etude CSA Qui vote pour qui ?
http://www.csa-fr.com/dataset/data2007/opi20070422-sondage-sortie-des-urnes.htm
Les électorats du 22 avril
Qu’est-ce qui sépare les électeurs de Sarkozy de ceux de Royal ? L’âge et le revenu. C’est ce que nous apprend le sondage Ipsos publié le 22 avril. Les électeurs de S. Royal sont des homes jeunes ou des femmes de 35-59 ans de revenu modeste. N. Sarkozy fait un bon score chez les plus de 60 ans avec des revenus élevés.
http://www.ipsos.fr/presidentielle-2007/pdf/ssu.pdf
La Sofres
On appréciera par exemple l’étude sur le clivage gauche droite.
Les syndicats et la présidentielle
La proximité syndicale influence-t-elle le vote? CSA publie un sondage sur le vote des adhérents des principaux syndicats qui interpelle certainement les responsables syndicaux. Selon l’enquête CSA, les adhérents des syndicats importants ont voté majoritairement à droite au premier tour. Ainsi 53% des adhérents FO auraient voté pour 3 candidats de droite, 52% à la Cfdt, 34% à la Cgt. Les sympathisants FSU se distinguent de ces formations avec 15% seulement.
2007 et la fracture générationnelle
« La campagne présidentielle de 2007 est la première d’un genre nouveau : celui du match générationnel entre les baby-boomers et leurs enfants. Car les 25-35 ans ont, eux aussi, tué leurs pères… mais à leur manière, silencieusement, sans descendre dans la rue, en développant des modes de pensée et des comportements radicalement différents ». Une analyse intéressante de la sociologue Pascale Weil.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-840885,0.html
Les banlieues pèseront dans les urnes affirment deux chercheurs
« Le pourcentage de citoyens ayant accompli volontairement la démarche de s’inscrire en décembre 2005 est moins important qu’en décembre 2003 (50,42 % contre 60,22 %), a fortiori en ZUS (52,57 % contre 67,13 %). Mais il est, partout, nettement plus important qu’en décembre 2004 (+ 5,5 points de pourcentage en décembre 2005 par rapport à décembre 2004 hors ZUS et + 13 points en ZUS). C’est, ainsi, plus de la moitié des nouveaux inscrits de l’année 2005 qui s’est rendue à la mairie pour s’inscrire sur les listes dans le prolongement des émeutes, alors qu’aucun calendrier électoral ne l’y incitait ». L’étude de Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen, pour le Centre d’analyse stratégique, établit l’existence d’un réel sursaut civique dans les banlieues défavorisées (Zus). Plus que les jeunes adultes, ce sont les « grands frères » qui se seraient inscrits sur les listes électorales.
Leur étude révèle « l’exclusion électorale » dont souffrent ces quartiers. Un quart des électeurs ne seraient pas inscrits et plus d’un quart seraient « mal inscrits » c’est-à-dire hors de leur lieu de résidence. Une situation qui génère un fort taux d’abstention dans ces quartiers. Il faut dire aussi que parfois les communes font ce qu’elles peuvent pour freiner l’inscription de ces citoyens de seconde zone…