Pas moins de 8 syndicats de la fonction publique demandent au gouvernement un retrait clair et assumé da la mesure qui baisse la rémunération de 10 % dès le premier jour d’arrêt. « À compter du 1er mars 2025, vos choix politiques impliquent que les femmes en situation de grossesse placées en congé maladie ordinaire – hors congé pour grossesse pathologique ou congé maternité – subiront une perte de rémunération de 10 % dès le premier jour d’arrêt. Ainsi, une femme dont la grossesse est déclarée mais qui serait contrainte de s’arrêter quelques jours sur avis de son médecin verra sa rémunération amputée », écrivent les syndicats.
François Bayrou, Aurore Bergé et Laurent Marcangeli sont destinataires de la lettre datée du 6 juin. « Ce choix politique constitue une discrimination sexiste manifeste et une attaque contre les droits des femmes et leurs conditions matérielles de vie. Il renvoie à une époque que nous pensions révolue où les droits des travailleuses étaient suspendus à leur capacité à rester « productives » malgré les difficultés physiques liées à la maternité ».

