L’école peut, doit, devrait permettre à chacun·e d’étoffer ses repères et ses connaissances sur la sexualité, indépendamment de ses convictions et même si ce n’est pas simple. Avec ce dossier, TRACeS tente de donner à voir diverses voies, pratiques, manières de défendre ce qui nous semble juste, en évitant de contribuer à creuser une nouvelle fracture entre l’école et les familles.
Le combat politique contre les réactionnaires qui tentent d’instrumentaliser cette question se combine à notre détermination à comprendre les résistances exprimées par des familles, notamment d’origine populaire, face à ce qu’elles vivent comme une nouvelle intrusion de l’école dans ce qui ne la regarderait pas. Comment faire pour que, au nom du « bien » que nous leur voulons, nos valeurs progressistes ne se convertissent pas en un discours dominant qui s’imposerait à elles ?
Vous trouverez dans ce dossier des récits de pratiques élaborées par des collègues, de la maternelle à l’enseignement supérieur, qui ne réduisent pas la sexualité – les sexualités – à des questions biologiques, médicales ou de prévention. Et où il n’est pas question que du corps. De quoi nourrir sa pratique et sa réflexion.
